Des images scientifiques canadiennes révèlent une autre facette de la défense du narval

Des images scientifiques canadiennes révèlent une autre facette de la défense du narval  
 
Ottawa, Ontario – Pour la toute première fois, une vidéo nous montre des narvals utilisant leur défense pour frapper et assommer les poissons avant de les manger.
 
En collaboration avec la communauté de Pond Inlet, et bénéficiant du savoir traditionnel des Inuits, ces images sans pareil ont été captées par les scientifiques canadiens de Pêches et Océans Canada (MPO), de l’Université de Windsor, du Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada), de l’Aquarium de Vancouver et d’Arctic Bear Productions.

Il existe de nombreuses théories provenant des connaissances traditionnelles Inuits et scientifiques en ce qui concerne l’utilisation de la défense du narval, mais avant aujourd’hui, il n’y avait pas de preuve scientifique définitive de cette utilisation. Alors que les scientifiques croyaient que la fonction première de la défense était liée à la sélection sexuelle, ces images fournissent de nouvelles perspectives concernant l’utilisation de la défense, alimentent d’intéressantes nouvelles questions sur cette espèce et ouvrent de nouvelles avenues de recherche à propos de ce mammifère marin emblématique.  

Ces images ont été captées durant un autre projet pilote du MPO, utilisant un véhicule aérien sans pilote (UAV ou drone) pour étudier le comportement des narvals dans leur aire d’été, dans le détroit de Tremblay au Nunavut. Cette recherche souligne également le potentiel des UAV pour l’avancement scientifique dans les domaines de l’observation et la compréhension des animaux sauvages.

Cette recherche a été conjointement financée par le MPO, le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut, l’Étude du plateau continental polaire, le WWF-Canada et l’Aquarium de Vancouver.   

Citations
 
L’honorable Dominic LeBlanc, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne :
« C’est une recherche passionnante qui démontre le leadership du Canada en sciences de la mer dans l’Arctique. Le narval est une espèce emblématique qui détient une importance culturelle dans le Nord et ce comportement alimentaire nouvellement documenté ouvrira de nouveaux horizons quant à la meilleure façon de protéger cette espèce pour les générations futures. C’est un exemple concret de la manière avec laquelle nous progressons en sciences marines. »

Eric Ootoovak, vice-président de la société de chasseurs et de trappeurs Mittimatalik à Pond Inlet, Nunavut :
« Pour notre communauté, la priorité est la protection des licornes des mers. Les recherches comme celle-ci peuvent attirer l’attention nécessaire sur les enjeux uniques à l’Arctique canadien et à nos peuples. »

David Miller, président et chef de la direction, WWF-Canada :
« En plus d’être stupéfiantes, ces images joueront un rôle significatif pour l’avenir de la conservation du narval. Alors que l’Arctique se réchauffe et que les pressions liées au développement augmentent, il sera important de comprendre comment les narvals utilisent leur habitat durant leur migration annuelle. Avec cette information en main, nous pouvons travailler à minimiser les effets de l’activité humaine sur les narvals. Plus de recherches doivent être menées afin de déterminer comment ils se comportement à travers leur aire de répartition, comprenant l’identification des aires de vêlage et d’élevage. Le WWF-Canada se réjouit de poursuivre cette année son partenariat de recherche sur le narval avec Pêches et Océans Canada, afin d’approfondir notre compréhension de ces mystérieux animaux. »  

Dr Nigel Hussey, Université de Windsor :
« Documenter un tel nouveau comportement, d’une espèce complexe et difficile à étudier qui habite un environnement ardu, est absolument incroyable. Ces données prouvent la valeur de l’observation directe pour comprendre le comportement de l’animal et l’écologie, mais soulignent également le rôle important de la technologie dans la science moderne. En liant les observations du comportement de l’animal à des connaissances traditionnelles, des drones et des modélisations statistiques des données de repérage, nous avons maintenant une boîte à outils complète afin de mieux gérer cette espèce aquatique emblématique. »
 
Adam Ravetch, cinéaste animalier, Arctic Bear Productions
« En tant que cinéaste de la faune arctique, c’est toujours mon objectif de documenter un comportement animal jamais vu auparavant, et de contribuer à la source de données de l’histoire naturelle. Faire partie de l’équipe scientifique qui contribue à de nouvelles connaissances et à l’imagerie cinématique pour la vie du rare et légendaire narval est un grand privilège pour moi. »

Le narval en bref

  • Les narvals vivent dans les eaux arctiques, généralement au-dessus du 61e parallèle nord au Nunavut, dans l’ouest du Groenland et en Arctique européen. Au Canada, deux populations ont été reconnues en se basant sur les aires de répartition estivales : la population de la baie de Baffin et celle de la baie d’Hudson.
  • Il existe environ 158 000 narvals dans la baie de Baffin et 12 500 dans la baie d’Hudson.
  • La défense du narval est une dent. Les mâles narvals adultes ont seulement deux dents. La dent de droite demeure intégrée dans le crâne; celle de gauche forme une défense en spirale qui peut atteindre plus de trois mètres.
  • Une partie de l’investissement de 197,1 $ millions pour la science des océans et de l’eau douce (Budget 2016) ira dans l’achat de nouvelles technologies comme les UAV pour appuyer les chercheurs à travers le pays. 

POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS :
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Laurence Cayer-Desrosiers | Spécialiste communications, événements et relations avec la communauté, WWF-Canada | 514-394-1106 | lcdesrosiers@wwfcanada.org

L’organisation des chasseurs et des trappeurs Mittimatalik
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